Le seul bienfait que je dois à l'exil, c'est
de m'avoir fait rencontrer ma femme. A part Jacmel,
un recueil de poèmes dédié à
mes parents, je lui dédie avec constance tout
ce que j'écris. Tous mes livres commencent
par " à Anne-Marie Métellus ".
C'est ma première lectrice. J'ai besoin de
son approbation. Elle entre très vite dans
mon délire, dans mes fantasmes. J'ai besoin
de sa complicité pour écrire. je suis
noir et vis un catholicisme baroque, teinté
de vaudou. elle est blanche et protestante. J'ai l'impression
de l'avoir toujours connue. Je n'en sais pas plus.
Jean Métellus - Sous la
dictée du vrai, propos recueillis par Jacques-Hubert
de Poncheville.
Nulle part, Métellus n'est
autant Métellus que dans La Parole prisonnière.
Metz lui est aussi familier que Jacmel ou Port-au-Prince,
car Metz est la patrie d'Anne-Marie sa femme, sévrienne,
agrégée de mathématiques, l'unique
confidente de son uvre : pas une ligne de Métellus
qui n'ait subi l'épreuve de son écoute
Jean Métellus - Le dictionnaire
de la littérature française contemporaine,
Jérôme Garcin, Editions François
Bourin, Paris
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