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Qu’est-ce
que le bégaiement ? |
«
trouble de la parole qui se manifeste par une difficulté
de prononciation. » Définition
du petit Larousse illustré |
Jean
Métellus parle du bégaiement :
Le bégaiement est une perturbation de
la fluidité de l’expression verbale.
Il revêt généralement deux
formes différentes :
1) une forme clonique caractérisé
par la répétition d’une syllabe
ou d’un groupe de syllabes.
2) Une forme tonique caractérisée
par un aspect spasmodique de la parole avec d’importants
blocages qui se manifestent soit en début
d’émission, soit en coursde l’émission
de la phrase. Le bégaiement peut s’accompagner
d’une tension de tout le corps avec fixité
du regard et désarroi intérieur.
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La
parole prisonnière |
La
Parole prisonnière, Editions Gallimard,
Paris, 1986
Présentation :
Le second roman de Jean Métellus complètement
européen, français. Encore une fois
Jean Métellus « défraye la
chronique » en situant son roman en France,
en lorraine, dans une famille française.
D’ou vient cette idée saugrenue de
choisir la lorraine et une famille française
comme base à un nouveau roman ? Rien de
plus normal, en quasiment un demi siècle
de vie française, il a vu, observé,
appris et donc créé dans cet univers.
Il en profite d’ailleurs, en bon linguiste
pour élaborer l’histoire autour du
langage d’un adolescent.
Un paragraphe de cet ouvrage a servi de dictée
aux candidats au BEPC en juin 1989 (académie
Orléans - Tours), sous l’intitulé
“ Première
audition d’un jeune violoniste ”.
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L’histoire
:
- Tiré du Dictionnaire des Oeuvres
des littératures de langue française (Couty et Beaumarchais), Paris, Bordas, 1994 -
L'action du roman se déroule à
Metz. Sur les conseils de son ami Didier Roth,
sociologue réputé, Ernest Barthélémy,
ingénieur, conduit son fils Brice, bègue
comme lui et la plupart des hommes de sa famille
chez une orthophoniste, Patricia Wigéric.
Jusque là, Brice a vécu dans un
relatif isolement, dans la superbe villa de ses
parents, à jouer avec son poney, Silence,
à improviser au violon, avant de commencer
à prendre des leçons. Il devient
l'ami du fils de Didier, Alain. Sa mère,
Eve, qui mène des recherches sur George
Sand, semble détachée des charges
domestiques, laissant à Ernest le soin
de s'en occuper. Grâce à son talent,
Patricia parvient peu à peu à effacer
le bégaiement de Brice, mais aussi d'Ernest,
dont elle devient la maîtresse. Si Didier
cherche dans les livres une explication de type
sociologique de l'origine du bégaiement,
Patricia en vient à s'intéresser
à la famille Barthélémy.
Les progrès de Brice, tant pour le violon
que pour l'élocution, sont spectaculaires.
Ernest a aménagé une double vie,
qu'Eve accepte de plus en plus difficilement.
Patricia, en revanche, semble heureuse, elle attend
un enfant d'Ernest. Mais une lettre anonyme lui
apprend qu'elle est la fille d'Edouard, l'oncle
d'Ernest. Après la réussite de Brice
au concours d'entrée au conservatoire,
elle est prise d'un malaise et avorte. Ernest,
soudain pris d'une volubilité surprenante
se révolte contre son destin. Mais il se
prostre ensuite dans le silence. Sa liaison avec
Patricia, qui s'expatrie au Quebec, s'achève.
Eve et Ernest se rapprochent, sans qu'Ernest ne
retrouve vraiment l'usage de la parole. Brice
choisira dans son existence le laconisme et confiera
au violon l'expression de ses émotions.
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